FantastiqueRéalisé par M. Night Shyamalan
Avec Noah Ringer, Nicola Peltz, Dev Patel, Jackson Rathbone…
Durée : 1h43
Site Internet : www.lederniermaitredelair.fr
Aang est l’Avatar, le jeune héros capable de maitriser les éléments, le seul à même de sauver le monde des ambitions destructrices de la nation du feu… Inspiré d’une série animée à juste titre populaire, cette adaptation n’est pas à la hauteur. Elle vaut essentiellement pour ses effets spéciaux et ses belles scènes de combat.
L’équilibre du monde se partage entre quatre nations : celles de l’air, de la terre, de l’eau et celle du feu. Mais une guerre fratricide a bouleversé cet ordre et la toute puissante nation industrielle du feu a imposé sa loi, éradiquant les Maîtres des différentes nations. Comme la jeune Katara du peuple de l’eau, réfugiée sur les glaces du nord, qui peine encore à maitriser son pouvoir. Et il faut bien la protection de son frère Sokka pour que, refoulant sa hargne, elle garde profil bas lorsque se présente le prince Zuko, fils banni du terrible fire lord Ozai. Qu’est venu faire le prince sur ce bout de banquise perdu ? Prendre ce que Sokka et sa sœur ont découvert, endormi au cœur d’une sphère de glace avec sa gigantesque monture : un jeune garçon portant sur le front et le dos des tatouages comme on en a plus vu depuis bien longtemps. Le jeune garçon s’appelle Aang et est de toute évidence le nouvel Avatar tant attendu, un être de légende capable de maitriser les quatre éléments, et à même de libérer les nations des ambitions de Ozai… Mais, avant de s’endormir dans son sarcophage de glace, Aaang n’a pas eu le temps de finir sa formation. S’il maitrise le vent, il va lui falloir apprendre à maitriser les autres éléments afin de poursuivre son destin…Dans sa catégorie, le dessin animé Avatar est une réussite : une habile combinaison entre le savoir faire américain, et une inspiration asiatique assumée, héritage manga soigneusement mise à profit pour associer aventure, humour, art du combat, mysticisme et épopée fantastique. Une mythologie riche et agréablement profonde qui ne pouvait laisser indifférent les grands studios. Rebaptisé Le dernier maitre de l’air – Avatar ayant été grandement monopolisé par un petit film hollywoodien - la chaine Nickelodeon, à l’origine du succès animé, s’associe à Paramount pour un blockbuster très attendu, avec metteur en scène réputé et casting attrayant à la clef. Mais entre les néophytes et les inconditionnels, c’est un sentiment de déception qui prédomine… Le scénario s’efforce de résumer les 20 épisodes de la première saison animée. C’est trop ou pas assez : on perd en magie et en cohérence ce que l’on gagne en bavardages assommants. Les événements se précipitent, parfois au prix d’un montage qui ne laisse jamais une séquence se conclure avec l’ampleur qu’elle mérite. Frustrant. Tout n’est pas totalement négatif. Les décors – à l’exception du triste enclos du peuple de la terre - sont plutôt réussis, et les effets spéciaux, absolument essentiels, convaincants. Ils nous offrent de belles images, et boostent d'agréables combats. Car il faut mettre au crédit de M. Night Shyamalan, pour son premier contact avec ce genre de production, de savoir mettre en valeur les chorégraphies.
Scenario simpliste et personnages trop lisses ne pouvaient être compensés que par le charisme du casting, mais nous en sommes loin. Super champion de Taekwondo, les aptitudes physiques du jeune Noah Ringer sont un atout considérable pour incarner Aang, mais son inexpérience de la comédie ne lui permet pas de créer un personnage aussi malicieux et attachant que l’original. Plus embêtant, les « grands » autour de lui ne brillent pas par leur présence non plus. Seul Dev Patel, lui-même ceinture noire de Taekwondo et tout droit sortit de Slumdog Millionnaire, s’efforce de créer un personnage nuancé… Loin de l’épopée ambitieuse attendue – une trilogie est prévue - ce premier opus contentera cependant les fans les plus conciliants par son effort louable de respecter la série originale. La motivation de Shyamalan à se lancer dans cette aventure est à ce propos comparable à celle de Rodriquez lorsqu’il réalisa les Spy Kids : faire plaisir à ses enfants. Ce sont les moyens considérables engagés – pas loin de 150 millions de dollars… - qui interdisent de masquer les faiblesses de cette grosse production sous l’étiquette confortable du « film pour enfant ». Ultime point, et non des moindres, le film vante sa 3D. Mis à part les logos des maisons de production du générique, cet argument marketing s’apparente à un défaut tant il est vain et superflu. Il est urgent qu’Hollywood cesse de « gonfler » ses films dans la précipitation. Loin d’y gagner quelques dollars, ils y perdront des spectateurs.
Frédéric Lelièvre
L'avis des parents

L’essentiel dans ce genre d’exercice, c’est que les fans retrouvent leus repères. De toute évidence cela fonctionne, et les petits jalousent énormément le jeune acteur, authentique champion de taekwondo. On regrette que le film ne fasse qu’effleurer les thèmes de la non-violence, du respect de la terre et de ses forces… On aurait aimé plus de contenu et moins d’effets spéciaux ! S.L.L'avis des enfants

J’ai aimé parce qu’on retrouve bien les dessins animés. Si tu l’as pas vu, c’est peut-être moins intéressant… je trouve que Aang est bien joué. L’acteur lui ressemble bien, et en plus, il fait lui-même ses combats J’ai très envie de voir la suite… La 3D ? Bof. Il y avait pas beaucoup de différence quand j’enlevais les lunettes… Camille, 10 ans



















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